Dans un secteur industriel exigeant et en constante évolution, Aline Rault occupe un poste clé chez Eiffage Énergie Systèmes - Clemessy Services, en tant que chargée de méthodes, tout en exerçant les fonctions de préventrice QSSE et conseillère en radioprotection. Son rôle ? Garantir la sécurité, la qualité et la radioprotection, tout en optimisant les méthodes de travail et en favorisant l’innovation. À travers un parcours atypique, allant de la biologie à l’Armée de l’Air, puis aux travaux publics, Aline Rault a su se faire une place dans un milieu majoritairement masculin. Dans cet entretien, elle nous dévoile les clés de son succès, son approche du métier, ainsi que ses réflexions sur la place des femmes dans l’industrie.
Mon travail s’articule autour de la gestion des risques en matière de sécurité et de radioprotection dans le secteur nucléaire. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, mes missions se sont élargies avec l’ajout d’une composante de préparation opérationnelle, orientée principalement sur la sécurité. Mon titre a d’ailleurs évolué : je suis désormais chargée de méthodes, tout en continuant à exercer en tant que préventrice QSSE (Qualité, Santé, Sécurité, Environnement) et CRP (Conseillère en RadioProtection).
J’ai commencé par des études universitaires en biologie : un DEUG, une licence, puis un master 2 en "Sensoriel et Innovation". Mon stage de fin d’études dans l’agroalimentaire, bien que formateur, ne correspondait pas à mes aspirations. J’ai alors passé un concours pour intégrer l’Armée de l’Air, qui recrutait des qualiticiens pour gérer les risques dans les ressources humaines. Sélectionnée comme officier sous contrat, j’ai suivi une formation à l’École des Officiers de l’Armée de l’Air, à Salon-de-Provence, avant de rejoindre la base aérienne 705 à Tours. Là, je travaillais sur la gestion des risques liés à la formation des pilotes.
Après quelques mois, j’ai décidé de quitter l’armée pour devenir responsable sécurité sur le chantier de construction de la première ligne de tramway de Tours. Dans ce poste chez Eurovia Centre Loire, j’ai supervisé la sécurité et la qualité sur plusieurs chantiers, notamment la portion du lycée Jean Monnet à Joué-lès-Tours jusqu’aux Deux-Lions. Ce projet, couvrant 3,8 km, a été une expérience déterminante. J’ai ensuite continué chez Eurovia sur divers chantiers de travaux publics, comme des élargissements autoroutiers ou des bassins de rétention.
Un jour, une offre dans le secteur nucléaire a attiré mon attention. Après un court passage dans une première entreprise, j’ai rejoint Eiffage Énergie Systèmes - Clemessy Services, où j’ai trouvé un poste qui me permet de conjuguer sécurité et qualité dans un secteur exigeant.
Ce que j’apprécie le plus, c’est l’absence de routine. Chaque journée est différente : je suis en contact avec les équipes sur le terrain, je m’adapte à l’environnement et je relève constamment de nouveaux défis.
Le projet dont je suis la plus fière reste mon premier emploi dans les travaux publics. On m’a confié la responsabilité d’un chantier complet dès mes débuts, malgré mon manque d’expérience. Cela m’a permis de prouver qu’avec un parcours atypique et sans passer par une école d’ingénieurs, il est possible de réussir grâce à la collaboration et la motivation.
L’écoute, l’apaisement et la capacité à instaurer un dialogue sont, selon moi, des atouts essentiels. J’ai toujours évité les rapports de force, en privilégiant une approche compréhensive. Cette méthode favorise la communication et permet souvent de désamorcer des incompréhensions.
Il est essentiel de briser les stéréotypes sur l’industrie. Ce n’est ni un milieu sale, ni bruyant, ni réservé aux hommes. Une femme peut tout à fait s’épanouir dans ce domaine. Personnellement, j’y ai trouvé ma place !
Clemessy, la marque d’Eiffage Énergie Systèmes, fédère l’ensemble des compétences et expertises dédiées au monde de l’industrie. De l’audit à la conception, de l’intégration à la réalisation, de la mise en service à la maintenance, nos spécialistes accompagnent l’ensemble des secteurs industriels, aussi bien au niveau des infrastructures et utilités que des process.
Interview : Mathilde Péan | Site & mise en page : Aurélie Beaudet
Le 05 novembre 2024 à 11h39
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